Transformer la ville sans la dénaturer

biarritz magazine

Biarritz n’est désormais plus que une parmi les 158 communes de l’agglomération unique Pays Basque. Cette dernière gère les transports en commun. Le chantier du futur transport trompeusement appelé « Trambus» va mettre en place un trajet qui aurait dû exister depuis plus de 10 ans. Nous allons assister à une reconfiguration des déplacements dans notre ville qui devrait faciliter le quotidien des biarrots.

Sur le papier, tout va bien. Les maquettes du centre-ville sont attractives. On se plait à imaginer la ville sans embouteillages et avec un accès facilité. La réalité sera surement moins enchanteresse pour les habitants à l’année. Les places de stationnement pour les riverains sont méthodiquement
réduites comme peau de chagrin et aucune vraie alternative n’existe. Les navettes vers des parkings de délestage ne fonctionnent qu’en période estivale et n’ont pas de couloir en site propre, les laissant s’engluer dans des embouteillages dignes des grandes villes.

Au bout de 3 ans et demi, le plan de circulation n’est toujours pas en place, obligeant les automobilistes à faire des kilomètres de circonvolution. L’alternative reste le deux- roues. Mais le simulacre de piste cyclable et les rues remplies d’obstacles tels que plaques d’égout par dizaines n’incitent guère à adopter à l’année cet unique moyen de locomotion.

Alors que reste t- il ? La périphérie.. Pour beaucoup de biarrots chassés du centre- ville par la flambée inexorable des prix de l’immobilier, le retour à la petite ballade ou l’accès aux Halles est devenu trop compliqué et de nouvelles habitudes et ou lieux de consommation se font jour.

Si nous ne réagissons pas, notre ville deviendra une ville de villégiature très attractive pour les touristes, mais qui maintiendra à distance ses « natives ».

Tout ceci n’est pas encore apparent car la fréquentation par ces mêmes touristes toujours plus nombreux dope les chiffres d’affaires. Nous risquons de devenir une ville vitrine « boboiséee » qui se videra progressivement de son âme.

L’accès facile au centre-ville pour toutes les catégories de biarrots est une des clés qui permettra de ralentir ce phénomène.

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