Stationnement : le ras le bol des BIARROTS

biarritz magazine

Beaucoup d’encre coule, la colère gronde une fois de plus dans notre ville, alors que nous avions à notre disposition un outil permettant de mieux gérer les mobilités dans nos villes.

« L’un des objectifs principaux de la réforme de dépénalisation du stationnement payant sur voirie est d’apporter une compétence nouvelle aux collectivités territoriales dans leur gestion de la politique de stationnement en mettant à leur disposition un véritable outil stratégique
au profit de la mobilité durable.

« Le stationnement permet de favoriser un partage équilibré de l’espace public, rare par nature, afin de renforcer le dynamisme et l’attractivité des centres urbains et d’accompagner leur développement économique. »

Ce sont les termes utilisés dans les documents officiels, qui écrivent, pour que cette réforme réussisse : » Il est recommandé de prévoir, dans le calendrier de la mise en œuvre de la réforme, les délais de concertation et de formation internes à la collectivité. Il convient aussi de mettre en place une période de communication et de pédagogie auprès du grand public, débutant bien en amont de l’entrée en vigueur du nouveau dispositif, de façon à pouvoir disposer de suffisamment de temps pour bien expliquer les objectifs visés par la décentralisation du stationnement payant sur voirie. »

L’application du dispositif nous a été présenté en conseil municipal très tardivement et, j’ai bien sûr, avec l’ensemble de mes collègues de l’opposition, rejeter fermement cette couteuse et incompréhensible proposition de la majorité.

L’application du dispositif n’a été qu’un moyen de masquer l’absence d’un plan de circulation et d’une vraie politique de stationnement avec des parkings en périphérie avec navettes, comme dans de nombreuses villes en Europe.

L’économie de notre ville n’est basée que sur le tourisme et ses satellites. Les salariés qui font tourner cette économie (commerces, hôtellerie restauration) vivent souvent loin de BIarritz et de ses loyers trop élevés. Lorsqu’on habite à Ustaritz, à Mouguerre ou Cambo, on vient travailler avec sa voiture, n’en déplaise aux donneurs de leçons, car hélas, on n’a pas le
choix.

Les médias n’ont de cesse de nous parler de la mort des centre-villes. Si nous voulons à l’année créer un centre attractif, il faut concerter avec les habitants, les professions de santé, les artisans, les commerçants afin de remettre du bon sens dans la politique de stationnement et non en faire un outil punitif, véritable repoussoir.

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