Redonner une ambition à notre diplomatie

En matière de politique étrangère, comme sur de nombreux sujets, le quinquennat qui s’achève a été marqué par la docilité et le renoncement.

Comme lors du conflit syrien, qui est loin de s’achever, la politique socialiste a plus été marquée par l’idéologie et des effets d’annonce que par des choix précis et clairs. Sur la tragédie syrienne, la posture présidentielle s’est apparentée à mettre des mots sur des maux et de la posture à l’imposture, il n’y a souvent qu’un pas.
Notre diplomatie souffre depuis longtemps, comme le soulignait encore récemment Dominique de VILLEPIN, du mal du siècle : le politiquement correct.
Ainsi, pour combattre le joug implacable du dictateur Bachar EL ASSAD, nous avons aidé et soutenu des groupes dits “rebelles” mais qui in fine n’étaient ni plus ni moins que des groupes armés aux mains d’AL QAIDA ou pilotés en sous-mains par leurs frères en atrocité de l’Etat Islamique…

De même, et alors que nos diplomates de terrain lançaient des alertes sur les financements de ces groupes terroristes par des monarchies pétrolières, le gouvernement socialiste et ses ministres FABIUS et AYRAULT écartaient ostensiblement cette hypothèse pour ne pas froisser des états qui investissent dans le « tout PARIS » des Palaces ou des Clubs de Football.

Tout cela pour quel bilan ?

La France a disparu depuis plusieurs mois de la scène internationale concernant la crise syrienne et ne sera pas invitée, sauf sur un strapontin, quand il s’agira de construire la paix dans un Moyen-Orient compliqué.
Nos intérêts stratégiques, diplomatiques et donc de sécurité nationale ne sont plus défendus comme ils devraient l’être au travers d’une diplomatie active, de terrain et qui, à l’instar de nos dirigeants, change de pied selon les circonstances ou le temps qu’il fait.
La France se targuait il y a quelques années d’avoir une politique arabe. Cette politique, faite d’équilibre et de mesure, permettait à la France d’être bien souvent considérée comme un arbitre impartial, loin du tout Israël prônée dans les faits par les Etats Unis, et le tropisme russe fait de soutiens à des régimes militaires leur permettant de bénéficier de points d’appuis stratégiques.

Aujourd’hui, quel est notre politique diplomatique dans cette partie du monde ?

Quel est son fil conducteur ?
Deux axes malheureusement se dessinent : condescendance et arrogance. Le ministère de la parole doit donc faire place en matière diplomatique au ministère de l’action. Nous apparaissons au monde (et je ne souscris en rien aux excès de Monsieur TRUMP) comme un pays en déclin donc les performances économiques, le chômage de masse, les attentats, les grèves à répétition, les attaques contre les touristes ou nos émeutes en banlieues sont les révélateurs.

Cette perte d’influence est aussi et surtout une perte d’influence européenne.

Il ne s’agit pas de s’ériger en donneurs de leçons de morale vis-à-vis de nos voisins britanniques quand ceux-ci décident de s’affranchir des instances européennes (et non de l’Europe comme on l’entend trop souvent) mais de regarder avec lucidité ce que nous pesons au sein de ces mêmes instances. Comme le rappelaient si justement certains fonctionnaires du Quai d’Orsay sous couvert d’anonymat, la France n’occupe plus aucun poste sur la douzaine de hauts postes politiques européens alors que l’Italie en compte désormais 4 (dont la présidence du Parlement et de la Banque Centrale !)

Notre pays a besoin d’un Chef d’Etat courageux qui remette les pendules à l’heure et fasse de nouveau rayonner la parole de la France.

Nous sommes certes un vieux pays sur un vieux continent comme le rappelait Dominique de VILLEPIN à la tribune de l’ONU, mais le poids de notre histoire, la dimension internationale de notre langue (parlé en Afrique dont le taux de croissance économique est supérieur à celui de l’Europe…) et l’attrait de notre culture sont autant d’atouts nous permettant de faire entendre de nouveau la voix de la France.

Or que nous propose-t-on ?

Le repliement national incarné par Marine LE PEN, celui de la continuité du Hollandisme matinée de jeunisme avec Monsieur MACRON, l’ouverture économique bardée de dettes de Messieurs MÉLANCHON et HAMON…

Faire entendre la voix de la France, c’est donner au pays en mai et juin prochains, une majorité politique issue de la droite et du centre droit, majorité stable qui réformera le pays, s’imposera sur la scène internationale face aux deux grandes puissances américano-russe en proposant des choix justes et équilibrés tout en réarmant notre République face au totalitarisme Islamique.

(2) Commentaires

  1. Avant que de trop nous auto-flageller, tentons déjà de comprendre l’échiquier Syrien. Pour commencer Damas avait refusé la traversée de son territoire pour des oléo et gazoducs en provenance des pays de la zone de l’Arabie Saoudite plus les Emirats… et ce, tout en acceptant le projet pour de pareilles infrastructures en desserte de la production iranienne…Ensuite, le port en eaux profondes de Tartous où peuvent y séjourner, entre autre, des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (4) russes… et le décors est presque planté. Viennent ensuite les deux fleuves du Tigre et de l’Euphrate dont la gestion des débits post barrages préoccupe beaucoup l’agriculture de l’Etat Hébreu….Si à tout çà on prend en considération que le voisin turc constitue la base (militaire) de l’OTAN la plus puissante de toute la région et que Poutine n’a pas mordu à l’hameçon de l’assassinat de son ambassadeur à Ankara pour atteindre son objectif que la CIA redoute tant, à savoir un axe Moscou-Ankara…. C’est le contrôle des flux énergétiques transitant par la Méditerranée qui représente pour l’Europe et pour la France un enjeu non négligeable. Dès lors comment analyser d’apparents paradoxes à notre diplomatie ? Sur l’autel d’un alignement un peu trop zélé d’avec Washington ? Ce zèle trouverait-il des raisons d’être dans une série d’échecs commerciaux dans le négoce des armes ? échecs par trop souvent nourris par la main invisible de l’oncle Sam ?? Et concomitamment notre perte d’influence sur l’échiquier européen face à l’outrageuse puissance économique et désormais politique allemande ne nous pousse -t’elle pas à en faire un peu trop sur certains théâtres d’opérations ?? Il pourrait y avoir un peu des deux…… Notre plus gros défaut reste de continuer à raisonner comme si nous étions encore à l’ère gaullienne post-colonialiste avec 30 ou 40 pays prêts à suivre notre voix à l’ONU… Surtout ce qui nous fait défaut c’est toute une culture de nature à savoir fédérer…notamment l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Grèce pour constituer un pôle sud-européen capable de constituer un bloc méditerranéen de près de 200 millions d’habitants.

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  2. Madame,
    Mon épouse et moi même avons assisté à votre réunion au casino municipal de ce jour. Nous vous félicitons et vous où habitons de réussir à conquérir cette circonscription. Nous vous sommes en outre particulièrement reconnaissant d’être restée fidèle au programme de François Fillon
    Très cordialement
    Michèle et gerard Rangot

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