Le numérique, moteur de l’industrie

Alors que  la 7ème édition de la Semaine de l’Industrie s’est achevée il y a quelques jours à peine, je veux profiter de cette occasion pour évoquer l’industrie et plus particulièrement le numérique.

Je suis en effet particulièrement sensible et impliquée au Conseil Départemental 64 à la modernisation de notre pays par le biais du numérique. Car loin d’être un simple secteur de l’économie avec de jeunes geeks travaillant dans un petit local comme on en a souvent l’image, le numérique est une véritable révolution industrielle qui se déroule sous nos yeux. Cette révolution nous confronte à des défis majeurs pour notre culture, nos valeurs, notre économie, et même notre souveraineté. Mais à côté de ces défis à relever, la révolution numérique nous offre d’immenses opportunités. Dans les prochains mois, nous devrons mener une politique créatrice d’emplois et visant à insuffler un souffle nouveau dans notre industrie.

En tout premier lieu, nous devrons nous pourvoir d’une infrastructure de pointe, permettant à chacun un véritable accès au Très Haut Débit sur tout le territoire de telle sorte que l’ensemble des Français profitent de cette révolution numérique. En second lieu, nous devrons libérer les entreprises, les PME innovantes et les start-ups d’un maximum de contraintes administratives et fiscales de sorte qu’elles jouent à plein le rôle moteur, indispensable pour que la France atteigne dans ce domaine ses objectifs. Ceux-ci ont été clairement définis par François Fillon : « En cinq ans, nous ferons de la France la nation la plus avancée dans l’économie collaborative, la robotisation, la e-santé et la blockchain [NDRL, le stockage et la transmission d’informations] ». Pour y parvenir, l’Europe et la France doivent affirmer leur souveraineté numérique face aux Etats-Unis, à la Chine, ou même aux géants de l’Internet. Dans le même temps, il faut utiliser les atouts du numérique pour transformer l’Etat, le moderniser, le rendre plus efficient pour faire de la France un pays pionnier et leader de l’open data et de la e-démocratie.

Il est communément admis que le programme de François Fillon est le mieux construit, le plus abouti, le plus cohérent. C’est notamment le cas sur la question industrielle en général et celle du numérique en particulier. Députée, j’aurai pour mission avec mes collègues de le mettre en pratique, en votant, amendant, affinant toutes les dispositions prévues dans le programme de notre candidat.

Faire du Très Haut Débit la priorité d’infrastructure du quinquennat. Nous devons accélérer le déploiement du Très Haut Débit fixe et mobile d’ici à 2022 en refinançant le Plan France Très Haut Débit, en le réorganisant et en initiant un « Plan 5G ».

Accélérer la transformation numérique de l’Etat au service des citoyens et des entreprises

  • Dématérialiser pour simplifier et améliorer l’intégralité des procédures administratives d’ici à la fin du quinquennat : identification numérique unique des usagers auprès de toutes les administrations, développement des consultations sur Internet, co-construction des procédures avec les usagers, etc.
  • L’Etat et les collectivités territoriales ayant une mission de collecte et de traitement de l’information, l’open data, c’est-à-dire la consultation par les usagers de données, sera généralisée dans les services numériques de l’administration. A l’heure de l’essor de l’intelligence artificielle (IA), la donnée publique est vitale pour les start-ups françaises.
  • Faire de la télémédecine et de la e-santé un outil de modernisation et d’efficacité de notre système de soins : généraliser la télémédecine grâce à un remboursement incitatif des actes, permettre le déploiement rapide des objets connectés de santé notamment pour un meilleur suivi de l’observance des soins à distance, rendre plus efficient le parcours de soins du patient grâce au développement de plateformes de services numériques.

Construire une véritable souveraineté numérique européenne

  • En partenariat avec l’Allemagne, nous devrons porter l’ambition de plateformes numériques industrielles et sectorielles européennes (voitures autonomes, bâtiments connectés, etc.).
  • Engager un programme d’appels à projets européens pour faire de l’Europe le pôle d’innovation dans le domaine de l’intelligence artificielle et de la blockchain.
  • Assurer la cybersécurité des citoyens, des entreprises et des institutions en modifiant le cadre réglementaire européen : il faudra pour cela exiger que toute activité sensible en Europe soit supportée par des solutions (hardware et software) maîtrisées et accepter des dérogations aux règles de la commande publique lorsque notre autonomie stratégique et notre cybersécurité sont en jeu.
  • Imposer et défendre nos valeurs et nos lois en matière de libertés publiques et de gestion des données personnelles, notamment en renégociant la réglementation européenne sur les « Données personnelles”.

Assurer un accès universel à l’enseignement et à la formation au numérique. Pour cela, nous devrons recruter des enseignants en informatique, transformer le cours de technologie du collège (1h par semaine) en cours de « culture numérique », encourager le développement de filières universitaires d’excellence (Cybersécurité, IA, etc.), introduire un module « numérique » dans toutes les formations supérieures et accélérer le développement de la formation professionnelle au numérique.

Développer un environnement propice aux entreprises et aux start-ups numériques

  • Renforcer la compétitivité de nos PME/PMI grâce au numérique : passer en cinq ans de 10 % à 100 % des PME/PMI accompagnées, mise en œuvre d’un grand plan de rattrapage et d’accompagnement, réallouer une partie des investissements d’avenir au programme « investissements du futur ».
  • Négocier un agenda européen de l’harmonisation fiscale pour limiter les effets de l’optimisation fiscale des géants du numérique, mettre en place des mesures fiscales encourageant la prise de risque et le recrutement des talents.
  • Faire de la France une nation de pointe en matière de financement de l’innovation : renforcer les mécanismes d’orientation de l’épargne vers le financement des PME innovantes et des fonds de capital-risque, créer et développer un écosystème franco-allemand puis européen du financement de l’innovation.

Dans ce domaine, comme dans tant d’autres, il me semble important de débattre projet contre projet. Malheureusement, cette campagne ne nous gâte pas beaucoup sur ce point. Entre les candidats qui ont des projets plus extravagants, moins financés les uns que les autres et le candidat qui a cru pouvoir présenter un catalogue de « mesurettes » en guise de programme pour être sûr de ne fâcher personne, l’exercice perd un peu de sa pertinence. Pour autant, je me félicite que François Fillon, et que tous les candidats qui se présentent pour constituer la future majorité, présentions un programme de réformes profondes, un programme complet, sérieux et financé. Dans l’intérêt de la France et des Français, je fais le pari que les électeurs ne s’y tromperont pas. L’élection présidentielle engage notre futur à tous.

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