Le numérique, un enjeu de souveraineté

Le salon CES de Las Vegas se tient en ce moment en présence de 275 entreprises françaises, dont 178 start-up. De fait, la France tient dans ce domaine une place importante.

Après les 1 713 firmes américaines et les 1 307 chinoises, la France est le troisième pays représenté à Las Vegas, un véritable challenger dans le domaine de « tech » mondiale. Un statut qu’il faut défendre tant la concurrence est féroce : les pays « tech » traditionnels, comme le Royaume-Uni ou Israël, reviennent en force, tout comme les nations qui veulent émerger sur la planète start-up, à l’image des Pays-Bas ou de la Nouvelle-Zélande. Si l’enjeu est d’importance, c’est que la révolution numérique est une transformation d’une ampleur inédite, notamment sur le plan économique, dans la mesure où elle permet dans de très brefs délais la création de nouvelles activités et de nouveaux métiers après une période de transition.

François Fillon s’est rendu à Las Vegas pour l’occasion. C’est maintenant assez connu, son intérêt pour les nouvelles technologies est ancien et s’inscrit d’abord dans une passion personnelle. Mais c’est évidemment en tant que candidat, en tant que possible futur gouvernant qu’il s’est adressé à l’importante délégation française. Et il a exposé en premier lieu les quelques convictions profondes qui structurent son engagement dans ce domaine :

  • La transformation numérique va modifier toute l’économie et influencer nos existences ;
  • Son effet sera positif mais nécessitera un accompagnement des pouvoirs publics et une responsabilité éthique de tous les acteurs ;
  • La France peut profiter de cette révolution à condition de faire des réformes importantes et d’inscrire son action dans le cadre européen.

Cette révolution numérique rend plus flagrants encore les handicaps structurels de la France dans les domaines de l’investissement, l’embauche et l’innovation. Ma conviction est même qu’elle rend d’autant plus indispensable le programme radical de transformations que propose François Fillon. Il faut en effet alléger les rigidités du droit du travail, lever les freins à l’embauche, refondre la fiscalité du capital. Comme l’a déclaré notre candidat, « la liberté d’entreprendre, et l’envie d’entreprendre, doivent devenir le moteur du développement français ». Si les start-up ne manquent pas en France, nous avons beaucoup de difficultés à faire en sorte que nos entreprises se développent chez nous. En ce sens, le numérique est avant tout pour la France un enjeu de souveraineté.

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