L’ambition est dans le pré

Lundi, j’ai commencé la semaine par une rencontre avec les Jeunes agriculteurs des Pyrénées-Atlantiques, une rencontre de terrain à l’image de la campagne que je souhaite mener.

Lors de ce temps de discussion, nous avons abordé les problématiques d’installation de nos jeunes, la transmission des exploitations et la préservation du foncier. Il n’est qu’à arpenter le Pays basque du nord au sud, d’est en ouest pour mesurer à quel point ce thème de l’agriculture est d’importance sur notre territoire. Il est à la fois un enjeu économique, social et culturel, je dirais presque identitaire, tant cette activité est consubstantielle de l’économie et de l’image de notre Pays basque.

Pour autant, le terme un peu générique d’agriculture cache des réalités très diverses quand on regarde l’ensemble du territoire français. En effet, les exploitations basques (46,25 ha en moyenne) n’ont que peu à voir avec celles implantées en Ile-de-France par exemple qui comptent souvent une superficie d’exploitation très importante, pouvant atteindre plus d’un millier d’hectares.

Beaucoup de nos exploitations locales sont de taille plus modeste tant par leur superficie que par le nombre de personnes qu’elles emploient. Ce sont souvent des exploitations familiales. Je serais presque tentée de dire « tant mieux ! ». Tant mieux parce qu’il s’agit sans doute là d’un atout pour relever le défi d’une alimentation locale, avec des produits de qualité. Il me semble fondamental de promouvoir un modèle dans lequel les hommes et les femmes qui travaillent sur les exploitations agricoles soient à la tête du capital et donc maîtres des pratiques de travail qui sont les leurs. Je crois que ce modèle familial doit être soutenu, défendu ; une fois élus députée, je compte bien m’y employer.

Dans mon esprit, cet engagement ne se limite pas à une simple formule, à une banale incantation de campagne. J’ai senti lors de cette rencontre avec les Jeunes agriculteurs du 64, comme j’avais déjà pu l’entrevoir à l’occasion de précédentes conversations avec des professionnels du secteur que les inquiétudes sont prégnantes. Ils doivent en effet répondre à diverses contraintes, parfois nécessaires comme celles liées aux enjeux environnementaux, quelques fois excessives comme des règlementations toujours plus lourdes, souvent imprévisibles comme les mauvaises surprises du climat ou des prix par trop volatiles.

Je ne vais pas ici entrer dans le détail des mesures que compte sur ce thème précis de l’agriculture notre programme présidentiel et législatif. Entre toutes, il me semble essentiel de supprimer de notre Constitution un principe de précaution dévoyé et arbitraire et d’abroger par ordonnance toutes les normes ajoutées aux textes européens. Par ailleurs, il faut transférer la couverture du risque climatique et les fonds qui permettent de la financer à un fonds de mutualisation géré par les agriculteurs.

Cette rencontre avec les Jeunes agriculteurs est l’une des premières de cette campagne législative qui ne fait que commencer. Mais comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire ici, je suis bien décidée à multiplier ce type de visites, de rencontres et de conversations de terrain. Bien sûr, elles me permettent de tenter de convaincre les personnes que je rencontre de me faire confiance le jour venu pour les représenter à l’Assemblée nationale. Mais au-delà de cela, elles sont la condition indispensable à mes yeux d’entendre, comprendre et ressentir les attentes et le cas échéant les inquiétudes des diverses catégories professionnelles, sociales ou générationnelles de la population que j’aspire à représenter. Je privilégie aujourd’hui le terrain aux discours généraux pour me donner tous les moyens demain, comme députée, de privilégier l’action aux postures de rigueur

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