Hôtel du Palais : vers une deuxième Cité de l’Océan ?

biarritz magazine

Nous sommes à moins de 4 mois de la supposée fermeture de l’Hôtel du Palais pour longs travaux de réhabilitation et d’embellissement.

Depuis plus de 4 ans, ce dossier traine et nous attendons toujours un accord avec le groupe Hyatt, après avoir attendu un accord avec le groupe Four Season.

On sent chez les biarrots un attachement viscéral à cet établissement même si la plupart ne sont pas des clients. Mais le navire amiral n’en finit pas de décliner, faute d’une vision claire de sa destinée. Les excellents chiffres d’affaires émanant du bilan 2017 sont « l’artifice » de prix régulièrement bradés pour gonfler le CA, dégradant l’image sans qu’on ne puisse en
mesurer l’impact à court terme.

Mais le vrai danger pour la ville est l’endettement massif du contribuable biarrot qui va devoir payer entre 50 et 60 millions d’euros de travaux, via les emprunts réalisés par la SOCOMIX dont la ville est l’actionnaire majoritaire.

A quatre mois de la fermeture pour travaux, les élus que nous sommes, n’avons AUCUNE idée de l’enveloppe empruntée, des financeurs et du business model !!!

Nous sortons d’une avant- saison touristique mise à mal par la météo et les grèves à répétition des transporteurs Air France et SNCF. Et nous dépendons totalement de ces transporteurs. Qui demain transportera les riches clients du palace biarrot qui rentabiliseront l’établissement rénové ?

Nous sommes devant une potentielle deuxième Cité de l’océan en terme de naufrage financier. Même si cette dernière se redresse, comme l’atteste le dernier bilan, ce fut d’abord au prix d’un déversement d’argent public.

Je suis effarée de voir l’absence d’informations données aux élus sur ce dossier majeur de la ville. Nous inaugurerons prochainement les extérieurs rénovés de l’Hôtel qui promettent d’être magnifiques. Et ils le seront. Là encore, 8 millions d’euros de travaux réalisés sans appel d’offres en bonne et due forme, et, garantis, en bout de chaine par le contribuable.

L’avenir des collectivités s’assombrit chaque jour un peu plus par des perspectives de financement qui se réduisent comme peau de chagrin.

Il serait catastrophique que pour les 30 à 40 prochaines années les investissements et surtout les besoins d’entretien de Biarritz soient à l’arrêt par suite de décisions dangereuses.

Je plaide pour un examen approfondi du contrat juridique et financier qui nous lieront, et non à un passage en force rapide en plein été.

Bon été et rendez- vous à la rentrée.

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