Fidèle à mes convictions

Ça y est nous y sommes. Après des mois de campagne, nous allons voter dimanche pour le premier tour de l’élection présidentielle. Pour moi, sans hésitation et sans état d’âme, c’est Fillon !

Depuis des mois, l’appareil médiatique, confortablement alimenté par quelques officines proches du gouvernement sortant ont tenté de faire douter les électeurs de la droite et du centre qui semblaient à leurs yeux trop sûrs de leur choix au lendemain de la primaire. Cette campagne d’intimidation, orchestrée avec beaucoup de science, s’est d’abord exercé sur le terrain programmatique, sur l’idée que François Fillon serait l’homme de la casse sociale. Elle s’est ensuite déplacée sur le terrain des affaires : François Fillon dont personne n’avait rien trouvé à redire sur le terrain de la probité et de la droiture en 35 ans de parcours politique est soudain devenu, sans que rien ne soit prouvé naturellement, l’incarnation de l’immoralité politique. Et pour parfaire l’œuvre d’intimidation de l’électorat de la droite et du centre, la campagne d’intimidation a tenté de convaincre cet électorat qu’après cinq ans de présidence socialiste de François Hollande, l’alternance n’était pas incarnée par le programme de droite d’un candidat, mais par la jeunesse d’un autre candidat, fut-il nourri au biberon du Hollandisme, enfin finissant.

Bravo au gouvernement sortant pour l’opération d’intimidation, bravo à ses trop nombreux journalistes alliés. Les arrière-pensées visant à conserver le pouvoir sont peu avouables, les méthodes proprement malhonnêtes, mais c’était bien tenté. Pourtant, je fais le pari que l’électorat de la droite et du centre est plus intelligent qu’ils semblent le croire. Je fais le pari qu’il votera dimanche pour François Fillon. Pour son programme, pour sa capacité à exercer la fonction présidentielle et pour l’alternance.

  • François Fillon est le seul à proposer un programme qui soit à la fois en rupture avec la politique actuelle et totalement crédible. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon proposent des programmes de rupture complètement irréalistes. A l’inverse, Emmanuel Macron propose un programme plus réaliste mais dans la stricte continuité de ce qu’il a fait aux côtés de François Hollande depuis des années. C’est-à-dire ne dire ne toucher à rien et faire la politique des petits pas, des petits accomodements. Le programme de François Fillon est construit, financé et s’articule autour de trois idées phares que sont la protection des Français, la libération de notre économie et le rassemblement.
  • François Fillon est le seul doté de l’expérience et de la maturité nécessaires pour exercer la fonction présidentielle. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se persuadent qu’il suffit de froncer les sourcils et lever le ton pour être président, mais l’exercice quotidien de la fonction n’a que peu de rapport avec l’exercice qui consiste à haranguer une assemblée convaincue d’avance. Avec fierté, Emmanuel Macron revendique carrément son inexpérience, mais après avoir élu François Hollande en 2012, je crois que les Français ont bien mesuré les conséquences de l’élection d’un candidat inexpérimenté. Chacun pensera ce qu’il veut de François Fillon mais il a été député, ministre et premier ministre : il a gouverné, assisté à de multiples sommets internationaux, géré des situations de crise, rencontré de multiples chefs d’Etat et de gouvernement. Et à son corps défendant, il a montré dans cette campagne qu’il était capable de résister au pire des rouleaux compresseurs. Sa résistance et son courage ont forcé l’admiration. Bref, il est prêt !
  • François Fillon est le seul en mesure d’obtenir une majorité claire pour gouverner lors des élections législatives du mois de juin. Si Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon ou Emmanuel Macron remportent la présidentielle, le nouveau président verra au mieux l’élection de 150 députés acquis à sa cause. Le problème est qu’il en faut au moins 289 pour gouverner. Evidemment, ce chiffre est impossible à atteindre compte tenu du caractère minoritaire des forces politiques qui les soutiennent et de la faible implantation de terrain du personnel politique qui porte leur candidature. Alors, que se passera-t-il ? Comment vont-ils gouverner ? A coup de 49.3 ? En changeant de gouvernement tous les six mois comme sous la IVe République ? Les Républicains et l’UDI qui soutiennent François Fillon sont des partis implantés parfaitement en mesure de constituer une majorité comme ils l’ont toujours fait quand l’un d’eux a remporté l’élection présidentielle.

Pour toutes ces raisons, j’invite tous les électeurs de la droite et du centre à se rassembler et à mettre dans l’urne un bulletin « François Fillon ». Comme Nicolas Sarkozy et Alain Juppé viennent encore de le dire haut et fort, il n’est plus temps de tergiverser, de s’embarrasser d’états d’âme ou de porter son suffrage sur un « petit candidat » qui a sans doute ses mérites, mais aucune chance d’être au second tour pour incarner l’alternance. Quelle que soit la tendance de la droite ou du centre à laquelle on appartient, quelle que soit notre vote à la primaire, il faut voter François Fillon. S’il n’est pas qualifié dimanche pour le second tour de l’élection présidentielle, il n’y aura pas d’alternance, pas de majorité pour gouverner mais un président totalement inexpérimenté fruit de l’improbable saillie politique entre François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit. Une fois de plus, il n’y a pas de plan B, mais un vote utile, un seul vote utile : François Fillon. C’est dimanche que ça se joue. C’est à nous de jouer.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *