Une explication s’il vous plaît !

Manuel Valls et Benoît Hamon se disputent une même investiture pour deux visions diamétralement opposées. Allez comprendre !

La semaine dernière, j’écrivais ici que « dans les circonstances difficiles que nous connaissons sur le plan économique, celui de l’emploi ou encore de la sécurité, notre pays ne peut prendre le risque de voir une assemblée parlementaire faible, désorganisée et qui ne s’accorderait sur rien. » Et aujourd’hui, j’assiste comme tout le monde au spectacle navrant de la « finale » de la primaire de gauche. Comment l’investiture d’un parti, en l’occurrence le Parti socialiste, peut être disputée par deux candidats qui ne sont d’accord sur rien ?

Il me semble logique que la primaire serve à départager deux ambitions pour un seul poste. Il est sans doute souhaitable que la primaire permette de trancher tel ou tel point programmatique à la marge. Ou encore qu’elle serve à fixer des priorités et un calendrier d’action. Mais quand il s’agit de trancher entre deux projets de société sans rien de commun, de qui se moque-t-on ? Manuel Valls et Benoît Hamon ne devraient même pas appartenir au même parti politique !

Au-delà de la candidature à l’élection présidentielle, la primaire vise à définir une ligne politique solide et cohérente sur laquelle la future majorité parlementaire devra s’unir et légiférer. Comment peut-on imaginer Manuel Valls et ses soutiens devenir demain les députés qui défendront la politique portée par Benoît Hamon ? Et réciproquement ! Sylviane Alaux, députée socialiste sortante de la 6e circonscription des Pyrénées-Atlantiques et candidate à sa propre succession va devoir relever un défi de taille : expliquer aux électeurs comment elle entend fonctionner dans un groupe socialiste fait de bric et broc. Et les convaincre de contribuer, en votant pour elle, à constituer un groupe socialiste condamné à ne produire aucun résultat positif tant il tirera à hue et à dia.

Je ne vous surprendrai pas en vous disant que la perspective d’une telle situation m’inquiète : elle serait un nouvel écueil, un écueil de taille, dans le chemin du redressement de notre pays. Et j’entends bien profiter de cette campagne pour vous en convaincre. J’entends bien inviter Sylviane Alaux à prendre ses responsabilités. Seule une majorité forte, cohérente dans les objectifs à atteindre, sure de la politique à mettre en œuvre, pourra nous permettre de redresser notre pays.

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