Edito Janvier 2015 : 96 H Chrono,

Mercredi 7 janvier : 12H15,  Alerte des Echos Live sur mon téléphone : Fusillade à Charlie Hebdo, 7 morts et deux blessés en urgence vitale … Je mets la radio, France Inter, rien …, je zappe , rien.

13H00 Réseaux sociaux : ça s’emballe … Les noms défilent. Stupeur. La machine est lancée

Les images tournent en boucle …Nous plongeons dans un abattement collectif.

19H00 : Premier rassemblement dans la nuit froide et humide sur l’esplanade du Casino Municipal

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Embrassades et vœux de bonne année entremêlés de paroles de consternation. On chuchote pour ne pas déranger ces morts qui ne nous entendent déjà plus, assassinés à l’arme de guerre par les enfants de ce Prophète qu’on a outragé.

Jeudi 8 janvier : Journée de deuil national. Une policière abattue à Montrouge… Acte isolée ? Un autre policier blessé … Triste coincidence surement … ? On recherche les deux assassins.

12H00 : minute de silence,  serrés sous le doux soleil devant la Mairie. On se disperse, la vie devrait reprendre son rythme malgré le voile noir

17H00 : frissons, sensation de mal être, connectée aux réseaux sociaux en permanence. Nous recherchons le contact. Rester ensemble, ne pas se perdre. La France est encore sous le choc.

Vendredi 9 janvier : Etat de siège, prise d’otages, Roissy, Porte de Vincennes, Hyper Casher. La peur gagne Paris. On retient notre souffle. Impossible de travailler, de rester concentrée. Quelle fin imaginer ?

L’assaut est donné. Des morts, des blessés, des otages libérés. Les barbares abattus. Gueule de bois émotionnelle.

Samedi 10 janvier : 14H30 Bayonne.   On se retrouve, la grande famille des français KO mais debout. Pas de bousculade. Une ambiance solemnelle et douce à la fois. Une belle journée de partage.

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Dimanche 11 janvier : Une Journée particulière… Pas envie, pas la force de sortir. Suis à Paris en pensée. Connectée à cet écran sur lequel défilent des images hallucinantes. Des chefs d’état, de gouvernement, des anonymes, des chants, des « Je suis Charlie », et un pigeon ….  Et l’onde de choc secoue le monde entier. Un tsunami  de résistance vient de déferler sur l’occident.

 

Et maintenant ?

L’heure est à l’analyse mais surtout à l’action.

Le monde musulman radicalisé agite le chiffon des caricatures du Prophète pour attiser la haine des croyants. Drapeaux français brûlés, représailles en vue.

L’origine du mal n’est pas uniquement dans la situation de précarisation d’une jeunesse mal ou peu intégrée, mais plutôt dans le désir de conquête de musulmans radicalisés qui veulent détruire ce que nous sommes et représentons.   Une guerre des civilisations.

Des mesures à la hauteur de la gravité et de l’urgence doivent être prises en France et en Europe.

*Des mesures liées à la sécurité tout d’abord avec des spécificités pour la traque et le renseignement sur les  réseaux terroristes avec des moyens et effectifs renforcés

*Des mesures liées à l’enseignement de nos valeurs républicaines, des religions et de notre histoire sans arrangement demandés par des communautés.

*L’étude d’une réapparition d’un service  civique, véritable creuset qui fond les différences.

*Des mesures pour que les lieux de culte musulmans ne deviennent pas des espaces de propagande de radicaux et que nos concitoyens de confession musulmane ne soient pas montrés du doigt, et puissent pratiquer leur religion en toute sécurité.

 

Voici quelques piste de réflexion, mais il y en a évidemment beaucoup d’autres. N’hésitez pas à réagir et à mettre vos idées sur ce blog

(2) Commentaires

  1. Je viens de revivre au gré de vos mots certains sentiments qui m’ont habité : cette sensation de ko, et aussi l’espoir ne entre république et nation.
    Il faut aussi que la république regagne certains quartiers qu’elle a abandonné. En début de semaine, Malek Boutih fixait quelques pistes intéressantes.
    Et le mots de JFK : avant de te demander ce que ton pays peut faire pour toi, vois ce que tu peux faire pour lui

    Répondre
    • Bonjour JM,

      J’ai effectivement entendu cette interview sur France Inter de Malek Boutih, sans concession et d’une grande auto critique. Nos politiques ont besoin de se dépouiller de toute idéologie (droite ou gauche) afin de rentrer dans le plus grand pragmatisme.

      Répondre

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