Contre l’islamisme radical : les alliances, l’autorité et l’assimilation

Saint-Pétersbourg, Stockholm, Tanta, Alexandrie, l’islamisme radical frappe toujours et encore. Un peu partout, en quelques jours à peine. Les années 2015 et 2016 nous ont montré que la France est directement visée.

Nous savons que la France est une cible privilégiée du terrorisme islamique. Et comme il n’est pas question pour nous de négocier les valeurs fondamentales de notre démocratie républicaine, pas question non plus de renoncer à notre culture, nos traditions, notre histoire et notre art de vivre, nous avons l’obligation de gagner cette guerre. Pour cela, nous devons à la fois être déterminés, méthodiques et efficaces. Cela commence par nos alliances : elles conditionnent la réussite de ce combat ; nous devons le mener avec tous les pays qui, comme nous, veulent éradiquer Daesh. Et sans les interdits que voudraient nous imposer les parangons de la bien-pensance : est-il moral de s’allier avec la Russie qui ne partage pas un certain nombre de nos valeurs ? Heureusement que les Alliés ne se sont pas embarrassés de tant de scrupules, déraisonnables en la circonstance, lorsqu’il s’est agi de s’allier à la Russie soviétique de Staline pour combattre l’Allemagne d’Hitler ! Oui, pour éradiquer l’islamisme radical, nous devons nous allier avec tous ceux qui veulent atteindre le même objectif, Russie comprise. Ce d’autant qu’il ne faut tout de même pas exagérer : Poutine n’est quand même pas Staline !

Si la lutte contre Daesh dépend pour beaucoup de nos alliances diplomatiques et militaires, nous devons dans le même temps faire preuve d’autorité en luttant de façon implacable contre le terrorisme et le totalitarisme islamique à l’intérieur même de nos frontières. Comme sur l’ensemble des sujets, le programme de François Fillon que j’aurai la mission de mettre en application comme députée à l’Assemblée nationale, si je suis élue, est très clair :

  • Interdire, après déchéance de nationalité, à tout Français parti combattre à l’étranger dans les rangs terroristes de rentrer sur le territoire national ;
  • Expulser du territoire national les étrangers proches des réseaux terroristes ;
  • Appliquer des peines renforcées pour les atteintes à la sécurité nationale ;
  • Réformer le renseignement pour mieux faire face au terrorisme et rendre au renseignement territorial les moyens humains et matériels dont il a été privé ;
  • Permettre aux préfets, au-delà de la fin de l’état d’urgence, d’ordonner une fermeture des lieux de culte lorsque leur activité est de nature à porter une atteinte grave à l’ordre public et à la sécurité intérieure ;
  • Renforcer les coopérations au niveau européen, notamment via Europol et Eurojust ;
  • Renforcer notre défense des frontières Schengen par des garde-côtes et une plus grande utilisation de Frontex ;
  • Mettre en place sans délai l’accès au fichier passager PNR, indispensable pour contrôler les arrivants et les mouvements et créer une carte nationale d’identité biométrique.

Enfin, j’ai la conviction que l’islamisme radical est d’autant plus vivace en France qu’il se nourrit d’un terreau favorable. Évidemment, l’écrasante majorité des quelques quatre millions de Musulmans de France ne sont pas radicalisés et sont naturellement choqués par l’horreur des attentats ; d’ailleurs, un certain nombre d’entre eux en ont été victimes, notamment le 14 juillet 2015 à Nice. Pour autant, je pense que l’Islam de France n’est pas assez assimilé, qu’il évolue trop comme une entité indépendante de notre République, que l’on voit trop de pratiques qui n’ont rien à voir avec la culture française. L’Islam de France, notamment à travers ses représentants, doit en tout point se soumettre aux valeurs fondamentales de notre République. De ce point de vue, la République d’un côté, les représentants de l’Islam de France de l’autre, doivent être déterminés dans leur volonté d’assimilation. Nous ne pouvons, par exemple, tolérer la moindre incartade dans le domaine de l’égalité entre les hommes et les femmes ou sur la question des tenues vestimentaires dont les lois votées ne sont pas toujours appliquées.

Et au-delà de la loi, je dis à nos concitoyens musulmans qu’il est aussi, peut-être avant tout, de leur intérêt d’adopter les traditions et les coutumes françaises. Comme un Indonésien n’épouse pas les us et les coutumes européennes quand il est catholique, je ne vois pas pourquoi un Français devrait épouser les us et les coutumes moyen-orientales quand il est musulman. Les Français musulmans sont des Français comme les autres. Aussi, à l’inverse de ce qu’ont prêchés les multiculturalistes de tout acabit depuis 30 ans, et leur représentant actuel, Emmanuel Macron, le « droit à la différence » comme ils disent est un piège absolu dans ce domaine puisqu’il fait des Musulmans des citoyens à part. C’est au contraire en adoptant les coutumes françaises qu’ils travaillent à leur assimilation dans la communauté nationale, qu’ils luttent contre les discriminations en ceci qu’ils n’offrent pas d’argument à ceux qui souhaitent justement les discriminer, à ceux qui n’attendent que l’affrontement des communautés, au premier rang desquels les islamistes radicaux. Bien sûr, je n’entends pas contester à qui que ce soit la liberté de choisir ses vêtements ou le prénom qu’il souhaite donner à son enfant, mais je dis que tout ceci répond à des réflexes communautaristes qui enferment. C’est le piège du multiculturalisme.

L’assimilation vise au contraire à intégrer, à ne pas distinguer les citoyens en fonction de leur origine, de leur couleur de peau ou de leur religion. L’assimilation est la condition du « vivre-ensemble », dans une même communauté nationale.

C’est notre intérêt à tous. Contre l’islamisme radical : les alliances, l’autorité et l’assimilation.

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