Assurer l’ordre et la sécurité n’est pas une nostalgie, c’est une promesse d’avenir !

France Police

Les dégâts provoqués en marge des manifestations de « soutien à Théo » nous invitent à réfléchir sérieusement sur la place de la sécurité au sein de notre pays.

Depuis une dizaine de jours, le département de Seine-Saint-Denis est le théâtre de scènes d’une violence inouïe. Tous les soirs, des individus saccagent des quartiers dans de nombreuses villes en France. Pour Bobigny, Il s’agit d’individus cagoulés et voulant en découdre. Le Parisien de ce vendredi 17 février rapporte des témoignages inquiétants. « Ça va être pire qu’en 2005. Et je vous dis bien que le 9-3, ça va être la guerre ». « Notre justice si on l’a pas, on va tout retourner, c’est tout ».
D’apparence, cet énième épisode ressemble tout autant au départ des émeutes de 2005. En effet, il s’agit dans les deux cas d’une réaction suite à une altercation qui tourne au drame entre un ou plusieurs jeunes et les forces de police. En 2005, Zyed et Bouna avaient perdu la vie en essayant de se soustraire aux forces de l’ordre après s’être fait électrocutés en pénétrant illégalement dans un transformateur EDF. Pour l’histoire de Théo, la justice n’a toujours pas précisé les conditions dans lesquelles son arrestation a été effectuée.
En 2005, des mouvements de protestation et des manifestations de soutien avaient été organisés pour être rapidement supplantés par un embrasement de nos banlieues avec des affrontements d’une violence extrême à l’encontre de nos forces de l’ordre. Ces violences dépassaient largement le cadre de la cité dans laquelle ce drame avait eu lieu. Pour l’affaire dite de « Théo », il en va de même : les débordements montrent à nouveau des scènes de guérillas urbaines.

« Il est inacceptable de remettre en cause le professionnalisme et la légitimité de nos forces de l’ordre »
Certes, la lumière doit être faite sur les conditions de l’arrestation de ce jeune homme, et s’il existe des bavures ou des dérapages elles doivent être sévèrement condamnées. Cependant il est inacceptable de remettre en cause dans un premier temps, le professionnalisme et la légitimité de nos forces de l’ordre et, dans un deuxième temps, l’état de droit et la sécurité que notre république doit à tous les citoyens.
François Hollande avait promis une société apaisée tout en fustigeant le quinquennat précédant de Nicolas Sarkozy, qui avait selon lui divisé les français. Le bilan socialiste en matière de sécurité laisse pourtant un goût amer et les socialistes se permettent encore aujourd’hui de critiquer les propositions de François Fillon en matière de sécurité.
Cette gauche qui préfère recevoir SOS Racisme au Ministère de l’Intérieur alors que les banlieues explosent, cette gauche qui dénonce la ghettoïsation de ces quartiers et le manque de moyens alors que depuis des années des milliards ont été investis – peut être maladroitement – au sein de ces zones de quasi non-droit.

Il faut avoir le courage de regarder les problèmes en face et de les nommer, la France connait aujourd’hui des zones où les forces de police et de gendarmerie ne peuvent plus pénétrer sans risquer de recevoir des insultes dans le meilleur des cas, risquer leur vie dans le second. Il serait d’ailleurs opportun de rappeler que derrière ces uniformes, ce sont des pères et des mères de familles qui font montre d’un courage hors du commun à l’heure où notre pays est toujours en état d’urgence et que la menace terroriste est constante. Par ailleurs, on peut légitimement s’inquiéter du fait que « l’expert en sécurité » Monsieur Bruno Leroux, Ministre de l’Intérieur, entre deux réunions ait pu autoriser l’organisation d’une manifestation à Bobigny…

« Assurer l’ordre et la sécurité ce n’est pas une nostalgie, c’est une promesse d’avenir ! »

La France est mise à l’épreuve, notre identité est menacée, nos valeurs sont bafouées et notre sécurité est sacrifiée sur l’autel de la démagogie socialiste.
Comment peut-on expliquer que des scènes comme celles de ces derniers jours puissent encore arriver alors que notre pays est en Etat d’urgence ?
Comment peut-on expliquer que des jeunes puissent se rassembler et saccager les commerces de personnes qui ne souhaitent qu’une chose : la liberté de vivre tranquillement un quotidien qui n’est déjà pas facile ?
Comment répondre à des jeunes qui ne se reconnaissent plus dans la devise de notre beau pays, et qui scandent en guise de rassemblement « Allah akbar » ?

Assurer l’ordre et la sécurité ce n’est pas une nostalgie, c’est une promesse d’avenir et c’est pourquoi il est essentiel de mettre en place rapidement des mesures fortes afin de rétablir la sécurité dans notre pays. À ce titre, on peut se réjouir de l’adoption du projet de loi permettant aux policiers d’être sur le même régime que la gendarmerie, ne donnant pas comme certains le disent un « permis de tuer » mais plutôt une possibilité de se défendre d’égal à égal.

Les polices municipales doivent être armées et suivre une formation pour cela, elles doivent également avoir l’habilitation nécessaire pour procéder à des contrôles d’identité et dresser des procès-verbaux dans d’autres domaines que la seule circulation. Les sociétés de sécurité privées seront autorisées à étendre leur action, notamment en matière de gardiennage.

« Une peine prononcée est une peine appliquée »

Aussi, l’autorité nécessaire des représentants de l’ordre et des agents publics pour conduire ces actions ne pourra s’obtenir que si la certitude de la sanction est effective. Il est également essentiel de construire 16 000 places de prison pour inverser la logique de l’impunité en matière de crimes et délits. Il est également normal de revenir sur la majorité pénale, à 16 ans. Lorsqu’on s’en prend aux forces de l’ordre, on doit prendre conscience que l’on terminera en prison. Parallèlement, il faut rendre efficace les mesures alternatives en renforçant leur caractère contraignant. Il faut, par exemple, assurer le paiement des contraventions au besoin par prélèvement sur les prestations sociales : une peine prononcée est une peine appliquée.

Enfin, nous devons porter nos efforts de retour à la paix civile en particulier dans l’éducation, les transports, l’habitat, la surveillance des réseaux sociaux contre le terrorisme et la radicalisation, la lutte contre les stupéfiants et les commerces illicites en mettant un terme à l’impunité. La lutte contre les dérives violentes à l’école, les fraudes massives dans les transports, la vente et l’usage de stupéfiants, sera ainsi plus efficace. La paix publique en dépend, nous devons y veiller.

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